|
Du poison dans les molaires?
|
|||||
|
Suite à "Autant Savoir" du 18/3/99
Suite à l'émission "Autant savoir" sur les amalgames dentaires, les Chambres Syndicales Dentaires souhaitent remettre (une fois de plus) l'église au milieu du village. Car il est possible que, sous la pression de quelques lobbies industriels, ou répondant à l'opinion, le Législateur se tourne un jour vers l'interdiction de l'amalgame dentaire. C'est un choix que la Société peut faire; les dentistes y sont ouverts. Mais le choix doit être fait en mesurant ses conséquences socio-économiques. Il est vrai que des propos alarmistes concernant une éventuelle toxicité des amalgames dentaires ont récemment été entendus à plusieurs reprises. Ces propos ont suscité une vive inquiétude dans le public. Pourtant, l’amalgame dentaire a été employé en médecine dentaire avec des résultats excellents depuis plus d’un siècle, et sa qualité n’a cessé de croître au fil des années. En réponse aux préoccupations mondiales exprimées ces derniers temps sur l’amalgame, la Fédération Dentaire Internationale (FDI) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ont approuvé un document commun relatif à l’amalgame dentaire. Ce document stipule notamment que les restaurations à l’amalgame ne présentent aucun danger pour la Santé publique. Il n'est toutefois pas exclu que certains patients présentent une sensibilité particulière à ce matériau. Il suffit dans ces cas supposés, d'utiliser à bon escient un substitut thérapeutique. En tout cas, ces contre-indications ponctuelles ne peuvent justifier que, cédant à la mode, l'on prive l'immense majorité de la population de soins tout à fait adéquats. En effet, il n’existe actuellement aucune alternative possédant des indications aussi larges que l’amalgame. Les solutions de rechange : soit présentent des limites techniques incompatibles avec un usage généralisé (résines composites) soit accusent un prix de revient 5 à 10 fois supérieur (inlays en or ou en céramique) Il est pourtant possible que, sous la pression de quelques lobbies industriels, ou répondant à l'opinion, le Législateur se tourne un jour vers l'interdiction de l'amalgame dentaire. C'est un choix que la Société peut faire; les dentistes y sont ouverts. Mais le choix doit être fait en mesurant ses conséquences socio-économiques, car il est évident que le budget actuel des soins dentaires en Belgique (1.600 FB annuels par bénéficiaire) ne peut déjà absorber correctement les soins de première ligne. Soit des budgets nouveaux, considérables et récurrents, y sont consacrés dans le cadre de l'Assurance-maladie, soit c'est le patient qui en supportera le coût, générant de la sorte une médecine dentaire à deux vitesses. Droits de reproduction et de diffusion réservés. |
|||||