| Même si de telles intoxications pouvaient être prouvées scientifiquement, ce que nous attendons toujours, il conviendrait de montrer que ces quelques cas ne se résument pas à des contre-indications très ponctuelles, ne justifiant nullement de priver l'immense majorité de la population de traitements largement adéquats. Suite à la parution au journal télévisé de la RTBF du 29/1/99 d'un reportage sur l'amalgame dentaire (plombage), et suite également aux multiples plaintes de dentistes que cette diffusion a suscitées, les Chambres Syndicales Dentaires insistent sur le fait qu'il est affligeant de constater que la mode est à la critique de l'amalgame, matériau d'obturation remarquable qui a permis à des générations de patients de préserver de manière durable et fiable leur capital dentaire. Mais nous devons constater que les vagues inconsidérées de critiques ne relatent somme toute qu'une poignée de cas de prétendues intoxications. Même si de telles intoxications pouvaient être prouvées scientifiquement, ce que nous attendons toujours, il conviendrait de montrer que ces quelques cas ne se résument pas à des contre-indications très ponctuelles, ne justifiant nullement de priver l'immense majorité de la population de traitements largement adéquats. Enfin, si tous les dentistes peuvent concevoir que l'amalgame dentaire est un matériau désuet, pour des raisons non liées à une quelconque toxicité, par exemple du fait de son absence d'esthétique, encore faut-il savoir si la société et ses représentants politiques veulent ou peuvent faire le choix de techniques de substitution dont on sait que le prix de revient multiplie le coût des soins dentaires, selon les circonstances, d'un facteur 2 à 10. Nous signalons enfin que, dans le cadre de l'Accord dento-mutualiste du 14 décembre 1998 (valable pour les années 1999 et 2000), des plafonds d'honoraires sont prévus pour les dentistes conventionnés. Face à la croissance exponentielle de la demande, de la part des patients, de soins dentaires utilisant des produits de substitution, plus onéreux, il est dangereux pour le dentiste d'adhérer à cette convention qui ne lui laissera pas la possibilité d'adapter ses honoraires à l'évolution prévisible de la demande. |
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