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Circulaire
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| Août 2002 | |||||||
| Cher Membre, Chère Consoeur, Cher Confrère, Deux événements médiatiques ont récemment bouleversé les praticiens de l’art dentaire en Belgique. D’une part, on a fait état d’une fraude présumée gigantesque dans le secteur dentaire. D’autre part, une controverse sur le fluor a été amorcée par la ministre Alvoet. Les Chambres Syndicales Dentaires ont certes été choquées par l’exploitation médiatique organisée en ces deux occasions. La technique médiatique du scoop n’est cependant pas une nouveauté et il faut s’attendre à l’avenir à d’autres événements similaires. La population se montre d’ailleurs très vite blasée par ce genre de révélations . A long terme, ces attaques laissent cependant des traces dans l’inconscient collectif, traces qui détruisent l’image sociale de toute la profession. A chacun d’entre nous de construire, dans nos cabinets, une relation de confiance et une information de qualité à l’intention de nos patients qui ont besoin de nos compétences et de notre disponibilité professionnelles. Nous tenons cependant à clarifier notre position dans ces deux controverses. Controverse sur le fluor. On ne peut que regretter l’intervention maladroite de la ministre Alvoet. Le fluor est une substance bien étudiée au niveau mondial. Ses effets toxiques, en cas de surdosage, sont connus et la marge de sécurité entre les doses efficaces et les doses toxiques est grande. Nous vous engageons à relire notre article paru dans l’Incisif 129 de septembre 2001, qui rapporte la déclaration de la F.D.I. en matière de fluor et de carie dentaire. A toutes fins utiles, nous vous en joignons copie dans le présent courrier. Vous trouverez dans cet article l’essentiel du consensus international à propos du fluor comme agent de prévention des caries dentaires. Vous pouvez également trouver des articles scientifiques récents sur le site de la FDI (www.fdi.org). Nous insistons sur le point suivant : chacun d’entre nous doit être attentif au « bilan fluor » lors de l’administration de cette substance chez les jeunes patients. Ce n’est pas nouveau : il faut penser au cumul de prescription par le pédiatre ou le médecin généraliste (complexes vitaminés fluorés), à l’ingestion de dentifrice qui a souvent trop bon goût - par les jeunes enfants, aux concentrations de fluor des eaux en bouteille. Tenant compte de ces précautions, dont il faut informer les parents, l’apport local de fluor est incontestablement une mesure valable de santé publique. Il ne faut pas oublier que le fluor amène aussi une réduction du nombre et de la taille des obturations, dont les matériaux font aussi l’objet de contestations quant à leur inocuité… Présomption de fraude fiscale dans le secteur dentaire. L’exploitation médiatique de la maladresse d’un haut fonctionnaire ne doit pas nous faire oublier les véritables protagonistes de cette écoeurante « nouvelle ».Nous avons bien sûr questionné le ministre Reynders sur les mesures qu’il comptait prendre à l’égard de ce qu’il faut bien appeler une faute professionnelle majeure de la part de son administration. Celui-ci estime avoir fait ce qu’il fallait faire et que l’incident est clos. Pour nous cependant, cet incident n’est qu’un épisode de la longue histoire de rancœur élaborée par les associations professionnelles de techniciens, soutenus par Test-Achats. Qu’on lise et qu’on relise la prose de ces associations : elle va toujours dans le même sens. Le dentiste est un coûteux détour, un inutile qui se limite à vendre une prothèse en en multipliant le « prix d’achat ». Ces associations ont compris qu’il fallait jouer sur la corde sensible du « consommateur » : le prix. Peu importe ce qui se cache derrière… Nous sommes convaincus qu’il y aura à court terme des récidives. Notre association de défense professionnelle des praticiens s’est toujours refusée à collaborer ou à dialoguer avec les associations professionnelles de techniciens. D’une part, parce qu’elle doute très fort de leur représentativité. D’autre part, parce que la situation est et doit rester claire en ce qui concerne la prothèse dentaire. Le technicien a un statut d’artisan et réalise un travail pour le compte d’un praticien qui le rémunère. Notre association considère que les rapports professionnels entre le technicien et le praticien doivent être animés d’un respect réciproque du travail de l’autre ; le praticien doit respecter les délais demandés par le technicien et veiller au payement régulier des factures qui sont dues. Le technicien doit réaliser son travail avec toute la conscience d’un artisan et veiller à la conformité de son travail aux exigences légales en vigueur et aux directives du praticien. Notre association a défendu et défend encore le statut de « fabricant » pour le praticien. Mais elle n’est pas suivie en cela par les associations sœurs de défense professionnelle. Nous le regrettons. En ce qui concerne les contrôles fiscaux, notre association a déjà largement abordé ce point l’année passée et prévenu les confrères de la haute probabilité de contrôles fiscaux approfondis chez les dentistes en 2002. Nous restons très à l’écoute de tout ce qui pourrait se passer à ce propos. Nous sommes toutefois convaincus que l’administration fiscale a déjà ou devra vite déchanter : ce n’est pas chez les dentistes que l’Etat belge va pouvoir se refaire une santé… Attention à l’arnaque… ! Une fois de plus, une société Bizmédia- tente de vendre des mentions professionnelles sur un site web (www.pagesbiz.be). Si vous réglez le montant qui vous est demandé dans l’offre (environ 300 €), vous créez le contrat. Ne vous laissez pas piéger par inattention… Les vacances se terminent. En rentrant de leur séjour, une part de nos patients atterrissent avec leurs rêves derrière eux et leur portefeuille vide. Pour votre association, les réunions reprennent. Avec à l’horizon de nouveaux problèmes et de nouvelles négociations, dont les importantes négociations pour le nouvel accord dento-mutualiste et pour les nouveaux titres professionnels particuliers. Les administrateurs des Chambres Syndicales sont présents à tous les niveaux et n’ont d’autre objectif que de défendre les intérêts de la profession : soutenez-les !
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