Editorial de L'Incisif 133
Jean-Marie HUBERT,

Président

Négociations…!

Les vacances à peine terminées, voici que reprennent, à tous les échelons, les discussions autour des tables de négociations. Notre activité professionnelle n’échappe pas à cette règle.

Certaines de ces négociations sont d’intérêt général, d’autres nous concernent plus particulièrement, par exemple les négociations sur le statut social des indépendants. Enfin, il est une troisième catégorie qui nous concerne spécifiquement et qui influe très directement sur les conditions d’exercice de notre activité professionnelle.

Parmi celle-ci, on retrouve les négociations au sein de la Commission Nationale Dento-mutualiste. À l'instar des médecins, pour qui sont organisées des élections pour les mandats au sein de la commission médico-mutualiste, les dentistes auraient dû être également convoqués aux urnes. Ce ne fut pas le cas. Les négociations auront donc bien lieu, avec, sur le banc dentaire, les confrères qui portent les mandats des associations professionnelles actuellement. Ces négociations, qui vont seulement commencer, devraient aboutir pour la fin de l’année à un nouvel accord. Vu les contraintes budgétaires annoncées, ces négociations devront faire des choix difficiles et il est impossible de prédire, à l’heure actuelle, quel en sera l’aboutissement. Il est cependant clair qu’aucune solution efficace ne sera apportée à la dégradation des conditions d’exercice au sein de cette commission. Les solutions seront à trouver ailleurs.

D’autres négociations importantes sont celles menées au sein du Conseil de l’Art Dentaire.

Après les discussions sur les titres professionnels particuliers qui ont abouti aux décisions que vous connaissez, d’autres discussions s’engagent autour de thèmes aussi délicats que le statut des techniciens, les auxiliaires dentaires, la reconnaissance de compétences particulières ou les règles de déontologie. Les débats autour de ces thèmes offrent l’occasion de découvrir combien les points de vue peuvent diverger, non seulement entre le nord et le sud du pays, mais aussi entre les universités et les organisations professionnelles.

Le débat autour des auxiliaires dentaires est un de ces débats où les situations vécues par les participants engendrent des positions carrément conflictuelles. C’est d’abord la définition même de ce terme qui est à définir de façon consensuelle. Notre association estime que les praticiens de l’art dentaire ont grand besoin d’un personnel auxiliaire pour les tâches administratives, d’accueil, d’assistance au fauteuil, de stérilisation. Ce sont des raisons purement économiques – corroborées par notre enquête - qui privent les praticiens de cette précieuse assistance.

Pour certains participants cependant, il s’agit de confier à ces auxiliaires une partie des tâches exécutées par les praticiens…! Ce qui revient à dire créer une nouvelle catégorie professionnelle de personnel soignant dont on espère probablement que les exigences salariales seront (encore) moindres que celles des praticiens actuels…

Pour nous, il ne peut être question, dans les conditions actuelles, de créer ces auxiliaires dentaires.

Besoin d’une auxiliaire? Besoin d’une assistante ? Soyez extrêmement attentifs : on ne parle pas de la même chose…!


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6/01/2004