Pour une meilleure santé bucco-dentaire en Europe
CECDO. Printemps 2000
Extraits assemblés par Michèle AERDEN

Introduction

Dans le cadre de ses réunions administratives, la FDI avait créé la Section Chief Dental Officers (CDO) réunissant les Chefs des services dentaires du monde entier.
Il y a eu dix ans, à l’initiative du CDO anglais, Dr Mouat Brian, les CDO européens se sont réunis à Londres pour débattre des problèmes plus spécifiques à leur région et forment le CECDO («Council of European Chief Dental Officers»).
La Belgique y est représente par M. J. Brusseleers.

Le CECDO est un forum de discussions portant sur les problèmes de santé auxquels sont confrontés les pays membres de l’Union européenne (UE) et de l’Espace économique européen (EEE) en général. Il conseille les gouvernements nationaux, la Commission européenne et d’autres institutions quant aux questions afférentes à l’art dentaire en Europe. Il propose des objectifs à atteindre, et en établit les priorités. Des documents de travail, tels que celui-ci, sont rédigés à cet effet et servent de canevas aux futurs travaux du CECDO.

Résumé et Recommandations

Ce document de travail souligne les problèmes auxquels doivent actuellement faire face les instances impliquées dans la distribution et le financement des soins de santé bucco-dentaires en Europe. Pour aborder le problème, les Etats européens doivent agir conjointement et s’exprimer d’une seule et même voix.

Vu la corrélation entre la santé buccale et le statut socio-économique, un système de contrôle des inégalités en matière bucco-dentaire doit être mis sur pied, afin de permettre aux gouvernements nationaux de prendre conscience à court terme de l’impact d’une politique socio-économique et de les prévenir en cas de développements inattendus.

Une concertation s’impose en vue d’améliorer l’état de santé des groupes de populations victimes de graves inégalités en matière de santé buccale.

Un important défi à relever consiste à combattre le problème des caries dentaires dans les régions d’Europe où la situation est la plus grave.

Une meilleure collaboration entre praticiens dentaires et médecins est nécessaire dans l’optique d’une meilleure qualité des soins.

Les réflexions relatives à la délégation des actes et au travail d’équipe dans le cadre de soins dentaires devront servir de base à la formation des membres du corps dentaire et à une politique intégrée en matière de manpower en Europe.

Le système actuel de contrôle des niveaux de formation dans les écoles dentaires est inadéquat et une révision de ce système s’impose d’urgence, révision à laquelle les écoles dentaires devront se conformer et qui devra poursuivre sur la voie empruntée, afin d’assurer aux populations d’Europe des soins de qualité.
L’étude du CECDO a montré que si au sein de l’EEE, la durée minimale de 5 ans était respectée, le temps consacré à la formation variait de 140 à 216 heures.

La banque de données relative aux soins dentaires, à la santé buccale, au corps médical dentaire et à l’éducation à l’art dentaire, développée par le CECDO, devra être tenue à jour. Ces données devront être minutieusement étudiées et mises à disposition à intervalles réguliers.

Suite à ces recommandations, le CECDO fixe un calendrier d’actions à court moyen et long terme :

1. Tenter de déterminer avec précision les régions où la situation est la plus préoccupante sur le plan de la santé buccale et élaborer une stratégie

2. Recruter des partenaires et gestionnaires : Association of Dental Education in Europe (ADEE), Fédération dentaire internationale (FDI), associations de patients, organismes marchands et non marchands, élaborer des programmes d’échanges et d’action

3. Proposer son aide aux pays du «premier élargissement» concernant la révision des systèmes actuels de financement et de dispensation de soins buccaux et d’éducation à l’art dentaire, impliquer les pays membres de l’EEE dans une évaluation des besoins

4. Mettre sur pied une conférence sur le thème de la santé publique dentaire en Europe, rassemblant les représentants d’organisations professionnelles nationales, les écoles dentaires, les organismes marchands et non marchands.

5. Initier la mise en place de réunions entre les CDO et les institutions et organisations dentaires nationales et internationales (ADEE) en vue d’une interaction concrète entre la pratique sur le terrain et le contenu du programme d’éducation.

6. Organiser des groupes de travail relatifs à l’éducation dentaire, aux systèmes de soins ou de qualité, réunissant chaque fois des experts de différents pays.

7. Supporter un système de visites régulières de toutes les écoles dentaires et d’hygiénistes dentaires en Europe.

Retour

Droits de reproduction et de diffusion réservés.
© Chambres Syndicales Dentaires ASBL.