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21/09/2002
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Féminisation de la profession Dentaire : Mythe ou réalité ?
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| En Europe, la féminisation de toutes les professions libérales est un fait. Celle la profession Dentaire est plus récente et d’évolution rapide. Ce phénomène s’est manifesté beaucoup plus tôt dans les pays du Nord de l’Europe et dans les pays de l’Est. La FDI a pris conscience de cette évolution et lors de son congrès de 1996 à ORLANDO, l’ORE (Organisation Régionale de l ’Europe) a mis en place un groupe de travail « Women in Dentistry » sous ma responsabilité avec comme mission de mieux cerner cette évolution, d’étudier les conséquences et de trouver des solutions à ces nouveaux développements. Pour réaliser sa mission le groupe de travail a estimé nécessaire de faire des enquêtes auprès des associations professionnelles, avec comme objectifs - de quantifier le phénomène de la féminisation, - d’identifier les différences éventuelles d’exercice entre les femmes et les hommes dentistes et - de prendre connaissance des actions entreprises dans les différents pays pour les femmes dentistes. Deux enquêtes ont été réalisées (96 et 99) auprès des 30 associations membres de l’ORE ce qui a donné une moisson riche en informations. Entre 1996 et 1999, les associations ont pris conscience du phénomène de la féminisation de la profession et ont commencé à récolter les informations statistiques permettant de le cerner. Ces enquêtes ont confirmé une féminisation importante de la profession, allant de 60 à 90 % pour les pays de l’Est. Si elle est encore limitée dans les pays de l’Ouest ( 20 à 50 %), elle y connaît une forte croissance (de 10% à 17%) entre de 1996 et 1999. Dans les associations professionnelles, les femmes s’affilient volontiers mais peu d’entre elles jouent un rôle actif dans les organes décisionnels. A ce sujet les chiffres sont significatifs, 5 à 12% pour les pays de l’Ouest avec des pointes de 20 à 30% dans les pays Scandinaves. Il est à remarquer que dans cinq pays Européens (Espagne, Finlande, France, Royaume-Uni, Suède) les femmes dentistes ont crée leur association dans laquelle elles assument toutes les responsabilités propres à l’association. La féminisation a lieu principalement dans l’exercice général de l’art dentaire. En effet on constate que peu de femmes se spécialisent ou quand elles le font, elles ont une préférence pour l’Orthodontie, la Pédodontie ou la Periodontie. La Chirurgie ne récolte que 0,5% de suffrage ! Les femmes dentistes travaillent plus volontiers dans une pratique de groupe dans le secteur privé et elles installent plus vite leur cabinet propre. Certains pays ont pris en compte les aspects spécifiques des femmes dentistes en particulier en matière de d’interruption de carrière, de maternité et de retraite, et ceci sous des formes très variées. Significatives sont les différences dans l’exercice entre les femmes et les hommes et ces différences ont un impact sur la profession et son avenir. En effet, les femmes se concentrent plus sur la prévention et la restauration. Elles font moins d’extractions et moins des travaux prothétiques. En général elles prennent moins de patients par heure et pour travail égal ont un salaire inférieur. Elles ont aussi moins de claims que les hommes de la part de leurs patients. Toutes ces différences sont à trouver au niveau de la motivation dans le choix de carrière, en effet les femmes sont plus attirées par l’aspect médical et « soin » et moins par le statut et l’avantage financier que leur collègues. Relativement les femmes ont plus recours à la formation continue et elles recherchent une formation donnée en dehors des week-ends et aussi la formation à distance. Si elles sont aussi sujettes à du stress et à un burn-out, elles le sont plus pour des aspects de relations humaines que pour les perspectives de carrière comme c’est le cas pour leurs collègues. . Une grande différence est l’interruption de carrière. Les femmes ont trois fois plus d’interruptions de carrière que les hommes. Les femmes travaillent au même rythme que leurs collègues les trois à cinq premières années, ensuite elles décident de réduire pour de raisons familiales principalement - maternité, mariage, etc. pour ensuite reprendre le rythme d’avant. Et un programme de « Getting back to practice « mis en place au Royaume Uni serait à stimuler dans tous les pays. Il reste encore une question : Pourquoi ce phénomène de féminisation de la profession ? D’abord en Europe, 52% des étudiants dans les universités sont des femmes. La profession permet une grande flexibilité permettant de concilier vie familiale et professionnelle. Finalement il y a un désintéressement des hommes pour notre profession pour des raisons économiques (moins lucratif) et social (intérêt pour des études plus courtes, techniques ) Le groupe de travail « Women in Dentistry » se propose - de continuer à examiner ce phénomène et son impact sur la profession par la qualité de sa base de données statistique, - d’aller plus loin dans l’étude des actions entreprises en matière de maternité, retraite, formation continue, et interruption de carrière, tant dans les différentes associations dentaires que dans les autres professions libérales. - de créer un lieu dans le site web de la FDI qui étendrait l’étude et récolte les informations au monde entier. Déjà, dès maintenant chacun de vous peut prendre contact avec nous ! Quelques axes de conclusions semblent se dégager de ces enquêtes : - Le phénomène de féminisation de la profession dentaire est incontournable et irréversible Ceci est confirmé par le pourcentage des étudiantes en dernière année. - La pratique solo est condamnée à disparaître, il faut favoriser les cabinets groupés et faire l’étude du seuil d’activité minimal requis pour garantir une qualité et une rentabilité. - La concentration des spécialités entre les mains des praticiens masculins risque de créer à terme une image de l’art dentaire à deux niveaux, l’une féminine, l’autre spécialisée et masculine. C’est aux universités de veiller à provoquer des vocations dans toutes les spécialités chez les femmes dentistes afin que le nombre de spécialiste reste en équilibre avec la demande et les besoins de la population - A l’avenir il faut stimuler la participation des femmes dans les organes décisionnels à tout niveau. Donc il reste encore beaucoup à faire dans le domaine de la féminisation de la profession, tout en gardant à l’esprit que « les normes des femmes occidentales sont très souvent prises comme normes pour toutes les femmes dans le monde » (Conférence de Pékin 1995) Michèle Aerden
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Annexes
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| ORE-FDI
Le GT Femmes en Dentisterie composé par : Dr .Aerden M (Belgique) Dr W. Allen (R-U) Mme B. Bergmann Kraus Mme Ch. Nackstad |
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| Europe % women in the profession
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Pourcentage des femmes dans la profession pour les pays de l’Europe de l’Est
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